Chaise de bureau avec ou sans accoudoirs : que comparer pour télétravailler à une table peu profonde ?
EBPar La rédaction10 min de lecture
Pour travailler à une table peu profonde, le bon choix dépend surtout de la possibilité de rapprocher le siège sans que ses accoudoirs heurtent le plateau ou son piètement. Voici les mesures et les habitudes à examiner avant de choisir une chaise, avec ou sans accoudoirs.
En bref
La hauteur et la largeur des accoudoirs peuvent empêcher la chaise de s’approcher du bureau.
Mesurez les obstacles sous le plateau, notamment les tiroirs, bandeaux, traverses et pieds.
Comparez la largeur extérieure de la chaise, pas seulement celle de son assise.
Une chaise sans accoudoirs n’est pas forcément la meilleure si son assise ou sa base est encombrante.
Testez les gestes habituels et le rangement du siège avant de valider votre choix.
À une table peu profonde, une chaise avec ou sans accoudoirs peut convenir, à condition de pouvoir vous rapprocher suffisamment du plan de travail sans buter contre le plateau, une traverse ou un tiroir. Les accoudoirs ne réduisent pas directement la profondeur de la table, mais leur hauteur et leur largeur peuvent limiter l’approche du siège.
Pour choisir, comparez les dimensions de la chaise et celles de la table, puis vérifiez votre posture dans les tâches que vous faites le plus souvent. L’objectif est de trouver une assise qui s’insère dans votre espace et vous laisse travailler sans vous pencher vers l’écran ou le clavier.
Les accoudoirs empêchent‑ils de rapprocher la chaise de la table ?
Ils peuvent l’empêcher si leur partie supérieure rencontre le dessous du plateau avant que l’assise soit à la bonne distance. Le problème apparaît notamment lorsque les accoudoirs sont fixes, trop hauts ou placés à l’extérieur de la largeur disponible sous la table. Le siège reste alors en retrait, même si la table semble assez profonde pour accueillir l’ordinateur.
Observez la hauteur et la forme du dessous du bureau. Un plateau peut être dégagé, ou comporter un bandeau, une traverse, un tiroir ou des pieds qui réduisent l’espace utile. Mesurez la hauteur libre depuis le sol jusqu’à l’obstacle le plus bas, à l’endroit où les accoudoirs doivent passer. Comparez‑la à la hauteur maximale des accoudoirs par rapport au sol, en tenant compte du réglage de la chaise.
La largeur compte aussi. Des accoudoirs peuvent passer sous le plateau en hauteur, mais heurter un pied, un caisson ou une traverse latérale. Vérifiez la distance entre les obstacles et comparez‑la à la largeur extérieure de la chaise au niveau des accoudoirs. La largeur de l’assise seule ne suffit pas à prévoir l’encombrement de la chaise.
Le test décisif Faites avancer la chaise jusqu’à sa position de travail habituelle. Si un accoudoir bute avant que vous soyez correctement placé, vérifiez d’abord s’il peut être abaissé, relevé ou retiré, puis comparez les dimensions d’un autre modèle.
Une chaise sans accoudoirs est‑elle plus adaptée à une table peu profonde ?
Elle peut faciliter le rapprochement, puisque rien ne dépasse de chaque côté de l’assise pour rencontrer le plateau ou le piètement. C’est souvent une option simple lorsque la table est très étroite, que son dessous est encombré ou que la chaise doit se glisser sous un bureau après le travail. Elle peut aussi être plus facile à faire pivoter dans une pièce où le passage est réduit.
Mais supprimer les accoudoirs ne résout pas toutes les difficultés. Une assise trop profonde, un dossier volumineux ou une base large peuvent encore limiter le mouvement. Et si le siège reste loin du bord à cause d’un obstacle, vous risquez de compenser en avançant le buste. Il faut donc considérer ensemble la profondeur d’assise, la hauteur du bureau, le dégagement des jambes et l’emplacement de l’écran.
Les accoudoirs peuvent être utiles si vous vous en servez lors des pauses, des appels ou des changements de tâche. Ils peuvent également contribuer à maintenir les avant-bras dans une position confortable, à condition d’être réglés à la bonne hauteur et de ne pas vous obliger à écarter les bras. Ils ne sont toutefois pas indispensables à toutes les habitudes de travail, et leur présence ne garantit pas à elle seule un bon ajustement.
Pour une chaise de bureau avec ou sans accoudoirs, la question pratique est donc la suivante : le modèle vous permet‑il d’approcher l’assise de la table et de garder les bras dans une position détendue pendant vos tâches principales ? Si vous n’utilisez pas les accoudoirs et qu’ils gênent le rangement ou l’approche, une chaise sans accoudoirs ou avec des éléments réglables peut être plus cohérente.
Quelles mesures prendre avant de choisir une chaise ?
Mesurez la table et le siège dans la zone où ils se rencontrent. Faites‑le avec le bureau dans sa configuration habituelle, tiroirs fermés ou ouverts selon votre usage, et repérez les obstacles situés sous le plateau. Puis relevez les dimensions de la chaise à partir de sa fiche technique ou, si possible, en magasin.
À vérifier
Comment mesurer
Pourquoi c’est utile
Hauteur libre sous la table
Du sol au dessous du plateau ou de l’obstacle le plus bas
Pour savoir si les accoudoirs peuvent passer sans toucher
Largeur libre sous le plateau
Entre les pieds, caissons ou autres éléments qui limitent l’espace
Pour vérifier le passage des accoudoirs et de la base de la chaise
Largeur extérieure de la chaise
Au point le plus large, souvent au niveau des accoudoirs
Pour anticiper les contacts avec les pieds de table ou les rangements
Profondeur d’assise
Du bord avant de l’assise au dossier
Pour vérifier que vous pouvez vous asseoir sans devoir éloigner le siège
Profondeur disponible sur la table
Du bord avant au fond du plateau
Pour organiser l’écran, le clavier et les documents sans perdre l’espace de travail
La profondeur d’une table n’est pas une mesure de l’encombrement de la chaise. Elle détermine plutôt la place disponible pour le matériel et la distance à laquelle vous pouvez installer l’écran. Une chaise peut donc convenir sous un plateau peu profond, tout en ayant besoin d’un dégagement suffisant derrière elle pour reculer et se relever.
Dans votre comparaison, ne vous limitez pas à une dimension donnée par le fabricant. Les accoudoirs peuvent être réglables en hauteur, en largeur ou en orientation, et les dimensions utiles changent selon leur position. Si la fiche ne précise pas la largeur extérieure ou la hauteur au réglage le plus bas, demandez ces informations avant l’achat. Pour les autres repères de place sur le plan de travail, voyez aussi comment répartir écran, ordinateur et documents sur la profondeur du bureau.
Quels réglages d’accoudoirs comparer ?
Le terme « accoudoirs réglables » recouvre plusieurs possibilités. Un modèle peut permettre uniquement de modifier la hauteur, tandis qu’un autre offre aussi un réglage en largeur, en profondeur ou une rotation. Pour une table peu profonde, ces différences ne sont pas accessoires : elles peuvent déterminer si le siège avance assez près et si les bras restent dans une position naturelle.
Hauteur réglable : permet de faire passer l’accoudoir sous le plateau si sa partie inférieure est suffisamment dégagée. Vérifiez la plage de réglage et la hauteur mesurée au sol.
Accoudoir relevable : peut libérer le passage lorsque vous approchez le siège ou quand vous souhaitez le glisser sous la table. Vérifiez que le mécanisme tient dans la position prévue et ne touche pas le plateau.
Réglage en largeur : peut aider si l’espace entre les pieds est limité, ou si vous souhaitez rapprocher les appuis de votre corps. Contrôlez la largeur totale au réglage le plus étroit.
Réglage en profondeur ou pivotant : peut faciliter le placement des avant-bras selon la tâche. Assurez-vous que les appuis ne dépassent pas vers l’avant au point de gêner le bord de la table.
Accoudoirs fixes ou amovibles : offrent moins de possibilités pour s’adapter à plusieurs configurations. Si vous les retirez, vérifiez que la chaise reste prévue pour être utilisée ainsi et que le dossier ou l’assise ne sont pas affectés.
Ne choisissez pas un réglage uniquement parce qu’il est annoncé comme plus complet. Demandez-vous plutôt s’il répond à une contrainte réelle de votre poste. Un accoudoir qui monte assez haut pour soutenir les bras peut aussi être trop haut pour passer sous le plateau. À l’inverse, un appui réglable très bas n’est utile que si sa forme ne heurte pas le bandeau du bureau.
Pour comparer des modèles et leurs possibilités d’ajustement, vous pouvez parcourir la sélection de chaises de bureau. Vérifiez les dimensions précises du modèle retenu plutôt que de vous fier à sa seule catégorie.
Quelles habitudes de travail doivent guider le choix ?
La bonne configuration dépend de ce que vous faites réellement à la table. Si vous tapez longtemps, les accoudoirs ne doivent pas vous empêcher d’approcher le clavier ni vous forcer à hausser les épaules. Si vous utilisez surtout un ordinateur portable posé à plat, vous pouvez avoir tendance à vous pencher vers l’écran : retirer les accoudoirs ne corrige pas ce problème, qui concerne aussi l’installation du matériel.
Posez-vous quelques questions avant de choisir une chaise pour bureau :
Le siège doit‑il se glisser entièrement sous la table après chaque session ?
Utilisez-vous souvent les accoudoirs pendant les appels ou seulement lorsque vous ne travaillez pas au clavier ?
Devez-vous vous rapprocher du bord pour écrire à la main ou consulter des documents ?
La chaise est‑elle partagée avec une autre personne dont la taille ou les habitudes diffèrent ?
Le bureau comporte‑t‑il des tiroirs, des traverses ou un caisson qui réduisent le dégagement ?
Faut‑il garder un passage libre derrière la chaise ou la déplacer fréquemment dans la pièce ?
Si plusieurs personnes utilisent le siège, les réglages faciles à modifier peuvent avoir plus d’importance que le type d’accoudoir pris isolément. Une chaise réglable en hauteur et des accoudoirs que l’on peut adapter à la personne et à la table peuvent être pratiques, mais vérifiez que chacun sait retrouver ses réglages. Pour un poste occasionnel, des accoudoirs amovibles ou relevables peuvent éviter de choisir entre usage de travail et rangement.
Dans tous les cas, faites un essai en situation si vous le pouvez. Réglez la hauteur de l’assise, avancez le siège jusqu’au bord de travail, puis testez la saisie, l’écriture et le recul. Si vos bras ne reposent pas naturellement ou si les accoudoirs poussent la chaise loin de la table, changez le réglage ou envisagez une autre configuration.
Comment vérifier l’encombrement et les passages ?
L’encombrement d’une chaise de bureau ne se résume pas à sa largeur une fois installée. Pensez à son déplacement : avancer l’assise, reculer pour se lever, pivoter et circuler autour du poste. Dans une petite pièce, les accoudoirs peuvent accrocher le bord du bureau, les pieds de table ou un meuble voisin lorsque vous manœuvrez, même s’ils passent sous le plateau en position de travail.
Repérez au sol la place occupée par la base et les roulettes, puis vérifiez que le dossier peut reculer sans bloquer une porte ou un passage. Si la chaise doit être rangée sous la table, mesurez la hauteur jusqu’au point le plus bas du plateau et comparez‑la à celle du siège, dossier et accoudoirs compris. Les roulettes et le pied central ne déterminent pas à eux seuls si la chaise pourra se glisser sous le bureau.
Évitez de placer le siège en biais pour contourner un accoudoir qui bute. Cette solution peut fonctionner ponctuellement, mais elle ne permet pas toujours d’aligner le corps avec le clavier et l’écran. Mieux vaut supprimer l’obstacle, régler ou relever les accoudoirs, ou choisir une chaise plus étroite. Pensez également à l’accès aux commandes, aux prises et aux rangements, qui ne doivent pas être rendus difficiles par la position du siège.
Un plateau peu profond impose parfois de revoir l’organisation générale du poste. Déplacez les objets qui ne servent pas pendant le travail et gardez près de vous ceux que vous utilisez souvent. Si écran, clavier et documents ne trouvent pas leur place, examinez la disposition du matériel plutôt que de compter uniquement sur une chaise sans accoudoirs.
Quel est le bon choix selon votre situation ?
Pour une table dégagée et une chaise qui peut passer dessous, des accoudoirs réglables peuvent convenir si vous les utilisez et si leur position ne gêne pas la frappe. Pour un plateau avec tiroir ou bandeau bas, commencez par mesurer la hauteur libre : des accoudoirs relevables, réglables très bas ou absents peuvent faciliter l’approche. Pour une table étroite entre deux pieds, comparez aussi la largeur extérieure du siège.
Si vous ne pouvez pas essayer la chaise, réunissez les cotes du bureau et demandez celles qui manquent. Vérifiez les conditions de retour et l’éventuelle présence d’éléments à monter, mais ne remplacez pas les mesures par une supposition fondée sur l’apparence d’une photo. Une assise visuellement compacte peut avoir des accoudoirs qui dépassent largement de chaque côté.
Retenez surtout qu’une chaise bureau pour table peu profonde doit être évaluée avec son poste entier. La profondeur du plateau, la hauteur de ses obstacles, la forme de l’assise, les réglages des accoudoirs et l’espace de circulation travaillent ensemble. La meilleure option n’est pas systématiquement une chaise sans accoudoirs : c’est celle qui vous permet de vous approcher, de travailler dans une position adaptée à vos tâches et de ranger le siège sans gêner la pièce.
En cas de douleur persistante ou de difficulté particulière à trouver une position confortable, demandez conseil à un professionnel de santé ou à un spécialiste de l’ergonomie. Pour les autres situations, une vérification méthodique des dimensions et un essai des mouvements usuels permettent déjà d’écarter de nombreux modèles incompatibles.
Questions fréquentes
Une chaise sans accoudoirs est‑elle toujours préférable pour une table peu profonde ?
Non. Elle peut faciliter l’approche du siège, mais la profondeur d’assise, la largeur de la base et les obstacles sous la table comptent aussi. Comparez la chaise à votre bureau dans sa configuration réelle.
Comment savoir si les accoudoirs passeront sous mon bureau ?
Mesurez la hauteur libre entre le sol et le dessous du plateau ou l’obstacle le plus bas, puis comparez‑la à la hauteur des accoudoirs au réglage choisi. Vérifiez aussi la largeur entre les pieds et les caissons.
Les accoudoirs relevables sont‑ils utiles en télétravail ?
Ils peuvent faciliter le rapprochement de la chaise ou son rangement sous la table. Vérifiez toutefois leur position une fois relevés, leur mécanisme et la largeur totale du siège.
Les accoudoirs réduisent‑ils la profondeur de la table ?
Pas directement. Ils peuvent toutefois empêcher la chaise d’avancer suffisamment, ce qui éloigne la personne du bord de travail et peut rendre l’espace moins pratique.
Quelles dimensions de chaise faut‑il comparer en priorité ?
Commencez par la largeur extérieure au niveau des accoudoirs, leur hauteur minimale, la profondeur de l’assise et la hauteur totale du siège. Comparez ces mesures au dégagement sous la table et à l’espace prévu pour manœuvrer.
EB
La rédaction
La rédaction d’Ergo Bureau Shop décrypte les équipements du télétravail et partage des repères concrets pour comparer les solutions selon vos usages et votre espace.
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